Published On:05-Jan-19

Rendez-vous sur le 13 Mai ce jour : L’ultime rempart contre les fraudes et la corruption

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Malgré le déboire d’hier, les partisans de la vérité se donnent à nouveau rendez-vous ce jour sur le parvis de l’Hôtel de ville. Pour le mouvement, il s’agit surtout de livrer un message puissant aux autorités de ne pas cautionner les fraudes et la corruption.

C’est certainement l’ultime rendez-vous que se donnent les partisans de la vérité pour la lutte contre les fraudes et la corruption. Ce jour, ils font le pari de remplir à ras bord, non seulement le parvis de l’Hôtel de ville mais aussi les parkings de l’Avenue de l’indépendance. Un vrai bouclier, afin de démontrer qu’ils sont déterminés à défendre jusqu’au bout leur choix, leur voix. Pour rappel, des preuves de fraudes électorales massives ont été constatées tout au long du processus électoral. Cela a commencé quelques jours avant la date du scrutin, puis cela a continué lors des dépouillements des résultats puis les traitements de ces résultats, d’abord au niveau des SRMV (Sections de recensement matériel des votes) puis au niveau de la CENI.

Il y avait des chefs de district qui ont dénoncé publiquement les agissements du ministre de l’Intérieur, ordonnant aux délégués administratifs de faire élire le candidat Andry Rajoelina. Il y avait aussi les suspicions du DG de l’imprimerie nationale sur une commande de un million de cartes nationales d’identité du ministère de l’Intérieur alors que le besoin annuel n’est que de l’ordre de 500.000 pièces. Il convient aussi de rappeler l’incursion médiatique de quelques chefs et agents de fokontany, dénonçant une tentative de fraudes massives avec des fausses cartes électorales. Le jour du scrutin, il y avait également des pertes de bulletins de vote. Après, au niveau des SRMV, le vice-président du Syndicat des magistrats de Madagascar a lancé une mise en garde lorsqu’on lui a rapporté que dans certaines SRMV, il y avait des membres qui ont osé ouvrir les plis électoraux sans la présence du président magistrat. Tout cela combiné, plonge complètement l’électeur dans le doute sur la véracité des résultats provisoires proclamés par la CENI.

Fonctionnaires

Donc, ce que demande l’électeur, c’est que la Haute cour constitutionnelle revoit en détail toutes les accusations, puis de décider en toute âme et conscience, conformément aux lois et sans aucune interférence étrangère. Il est prévu que les partisans de la vérité viennent par dizaine de milliers dans le centre ville ce jour. Il est aussi espéré que les autorités, entre autres, le préfet d’Antananarivo, ne tentent rien d’irresponsable contre les manifestants, le droit de manifester étant un droit consacré et reconnu par la Constitution.

A noter par ailleurs que ce jour, les agents de l’administration projettent de renforcer les rangs des manifestants de l’Hôtel de ville. D’après nos informations, il y a en ce moment une prise de conscience globale sur une nécessité d’assoir une base saine de la démocratie. Les fonctionnaires sont contre une prise de pouvoir par les fraudes et la corruption.

                                                                                                                                                                                                 M.Tsiferana.