Published On:05-Jan-19

Développement de l’artisanat : Le ministère s’est lancé un défi

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Un travail de longue haleine. Le recensement des artistes des 14 domaines de l’artisanat se poursuivra encore cette année, s’il a été lancé l’année dernière. A l’Initiative  du ministère de la Culture, de la promotion de l’artisanat et de la sauvegarde du patrimoine, ce projet a vu le jour par la constatation de ce dernier de  l’absence de  bases de données complètes pour tous les acteurs de l’artisanat à Madagascar. S’il a été annoncé 2millions, ce chiffre demeure inexact, car les ouvriers de cette filière sont plus nombreux, repartis dans toute l’île. De ce fait, le recensement a été débuté au marché de l’artisanat d’Andravoahangy et répandu dans les régions comme Analanjirofo.  La démarche a été faite par un formulaire d’inscription des marchands du marché susmentionné.  Selon Eléonore Johasy, le travail n’est pas facile, mais il aidera à distinguer les formels des informels dans ce secteur. « C’est tout un défi qui nous attend actuellement pour le développement du secteur artisanal. Si l’on s’est concentré sur ce dernier, c’est parce que c’est un vecteur de développement pour le pays au vu et au su de son potentiel apport économique », a-t-elle étalé le mois de décembre dernier à la bibliothèque nationale à Anosy.

«Carte professionnelle»

En effet, tout a été étudié un par un. Le ministère de tutelle a renseigné qu’avec ce recensement, tous les artisans inscrits seront dotés d’une carte professionnelle individuelle, pour les distinguer des informels. « Avec  cette carte professionnelle, ils auront tous les avantages tout en exerçant leur métier légalement. Puis, les investisseurs pourront se fier à eux pour des grands projets, toujours dans le cadre de l’économie. Et le plus important, c’est de définir à tous les intervenants de ce milieu, leurs catégories respectives» a martelé Kanté René, directeur du Centre national de l‘artisanat, CENAM. Effectivement, sans avoir à jeter des fleurs à cette institution ministérielle, le domaine artisanal a été actif l’année dernière. Bien que divers programmes culturels ont fait échos, tels Miss International, Miss Madagascar, Modus Mode, Salon International de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), c’est l’artisanat qui a eu un retour assez positif  auprès des connaisseurs. Le ministère s’est lancé un défi pour le faire un secteur productif et prometteur au niveau de l’économie. Voyons la suite cette année.

D.G.Soamamy