Published On:05-Jan-19

Après fête et propagande : Grand repos pour les artistes

Share This
TAGS

 

Comme à chaque début d’année, les évènements culturels sont presque microscopiques. Après une fête de dilapidation financière et de surpassement de soi,  le peuple reprend son souffle peu à peu, et n’a pas vraiment le temps pour festoyer. De même pour les artistes qui ne reçoivent aucun contrat qu’à partir du mois de février. Soit à la prochaine Saint-Valentin. Ceux ayant eu beaucoup de recettes  durant la période électorale peuvent avoir la conscience tranquille. Mais, en tant qu’artistes, que pourront-ils bien faire avant que les contrats ne se pointent ?

Au moment où l’on met sous presse, Iarivo récupère peu à peu son train de vie après la fête du nouvel an. Présentement, la situation financière de chaque foyer est à calculer, et la période de soudure commence à se faire sentir. En effet, la célébration de  l’arrivée de l’année 2019 n’a point été gratuite. Les espaces, la nourriture, les habits et d’autres accessoires de fête ont demandé plus  d’un  budget normal. Cependant, il n’y a pas que le citoyen lambda qui subit cette réalité ; les artistes en sont aussi à leur temps de repos, et ce, dans tous les sens du terme.  Actuellement, ils  doivent palier le vide des prochains mois, car janvier est une durée d’inactivité organisationnelle. Déjà, les évènementiels se préparent pour des projets qui leur apporteront encore plus de profit. Ainsi, c’est encore une élaboration de plan de communication et  de marketing qui s’entame. « L’année dernière, l’on a constaté que les Malagasy n’avaient pas du tout la tête à faire la fête. Donc, nous avons décidé, avec notre équipe, de limiter les activités pour ne pas perdre de l’argent. Et nous avions bien fait suivant la situation politique actuelle» a indiqué un directeur de communication d’un organisateur local. En outre, d’autres ne sont pas encore de répit car font encore des tournées dans d’autres pays étrangers.

« En attendant un contrat »

Certaines fameuses « vedettes » de la variété malagasy ne se sont pas encore manifestées dans la capitale. Elles ont déjà effectué leur soirée « bonne année » avant l’heure. En d’autres termes, elles se sont produites avant de s’envoler pour l’Hexagone.  D’ailleurs, D’Alvis, le faiseur de tube de 2018 avec « Tô », Nina’s, Vaiavy Chila, Big Mj,  Wawa, ne sont pas encore au pays. Ils continuent leurs aventures musicales pour récolter plus de sou. Ils peuvent alors se dire qu’ils ne seront pas touchés par ce chômage temporaire.  Lors de l’accueil du nouvel an, les Tananariviens n’ont pu qu’entrevoir quelques figures de la musique locale, contrairement de coutume, lorsqu’ils abondent tous les lieux de retrouvailles nocturnes. « C’est la même chose à chaque mois de janvier. Les artistes n’attendent  plus un contrat car il n’y en a jamais. Sauf s’il y a des cabarets pour un évènement spécial. Personnellement, je ne fais pas que la musique, sinon, je serais à la rue. Toutefois, je ne fais pas partie de ceux qui ont été sollicités pour la propagande, donc, je ne peux pas me permettre d’attendre. » a expliqué un  rappeur local.

Damy G.S.